Week-end atelier d’écriture « La Joncheraie » : rendez-vous de printemps, parenthèse bourguignonne

Week-end atelier d’écriture « La Joncheraie » : rendez-vous de printemps, parenthèse bourguignonne

Aliette Armel, écrivain et critique littéraire (Magazine Littéraire), anime pendant deux jours un groupe de 5 à 7 personnes simplement désireuses d’écrire. Il n’est pas nécessaire d’être écrivain, ni même d’avoir l’expérience de l’écriture pour participer. Il importe juste d’avoir le désir d’enchainer les phrases, de jouer avec les mots, d’activer son imaginaire.

Un atelier d’écriture sur le thème de l’arbre

En 2018, c’était autour du thème de « l’arbre » que les participants se sont retrouvés pour écrire, écouter, échanger. Chaque séance commence par la présentation d’un sujet lié à l’arbre ou à la forêt avec la lecture à haute voix des textes d’auteurs confirmés. Aliette énonce ensuite une proposition d’écriture. Chacun s’isole dans le parc : c’était l’heure de la rédaction.

Ambiance studieuse, silence ponctué par le chant des oiseaux. Chacun choisit sa place : assis à l’ombre des boulots ou des peupliers, sur un tronc d’arbre au bord de la mare, ou pourquoi pas face aux champs qui s’étendent à perte de vue.

Chacun puise au fond de lui-même les émotions et les sentiments qu’il souhaite partager ; peut-être le début d’une histoire, un personnage sorti de son imaginaire, ou tout simplement un souvenir issu de sa mémoire.

Viennent ensuite la lecture et le partage autour des textes : ambiance bienveillante, plaisir de découvrir l’autre au travers de ses écrits.

L’histoire de Paul se déroule dans les Andes, où il randonnait avec son père. Ce parcours initiatique quelque peu angoissant fait entendre les bruits de la forêt quand la nuit approche et plonge ses auditeurs dans les émotions d’un garçonnet de dix ans. Envoutés par cette ambiance d’au-delà des mers, les participants se retrouvent bien loin de la maison bourguignonne, mais c’est sa quiétude et son silence qui ont permis à Paul de renouer avec son passé.

Puis Hélène évoque la relation intime qu’elle a nouée avec un arbre planté devant sa fenêtre, à Paris. Un seul arbre devenu un compagnon inséparable. Au travers de ce dialogue apparaissent les chagrins, les espoirs et les joies de cette époque de sa vie. Quelle imagination ou quelle capacité à faire renaître les souvenirs !

Claude décrit sa forêt et le plaisir qu’elle éprouve à s’y promener à toutes les périodes de l’année, ses odeurs, ses craquements, ses lumières… Avec Claude les participants apprennent à écouter et sentir.

Chacun s’approprie le thème pour le faire sien et l’intégrer à son histoire personnelle.

Sept participants, sept façons différentes d’aborder l’arbre : une relation intime, l’angoisse des bruits de la forêt, la description des sensations… mille façons différentes de traiter le sujet.

Les journées d’ateliers d’écriture sont donc rythmées par des temps d’écoute de textes, de concentration sur son propre travail d’écritures, d’échanges guidés par Aliette ou de moments silencieux sous les arbres.

Il ne faut pas oublier les moments partagés autour des repas. Cuisine « maison », barbecue, desserts de grand-mère… et les vins de la région : Chitry, Irancy, Chablis. Quelle joie d’échanger dans une ambiance chaleureuse sur les petits riens ou les grands moments de la vie.

Ces deux jours d’atelier d’écriture sont donc un moment privilégié d’écoute et de partage. Donner de soi-même par l’écriture, s’enrichir de l’autre par la découverte de ses textes, s’émerveiller…

En 2019, c’est Colette et sa maison qui guideront les participants réunis autour d’Aliette…

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